Commencée à Marseille( ce seraient les phocéens qui l'auraient
introduit en gaule lorsqu'ils fondèrent Marseille), sa
culture s'est étendue peu à peu à tous les départements et terroirs
ayant les conditions climatiques adaptées. L'olivier se plait entre le 25e et le 45e degré de latitude.
Ainsi la France compte aujourd'hui 15 000 hectares d'oliveraies
et réparties sur 1 400 communes et 13 départements,
830 million d'oliviers sont cultivés dans le monde, 90%
de ces arbres sont répartis sur le pourtour méditerranéen.
On estime à 7 millions d'arbres le patrimoine oléicole français, dont un peu plus d'une moitié seulement
est cultivée. Toutefois, des remises en état d'oliveraies et
des plantations nouvelles devraient augmenter cette proportion
d'oliviers cultivés.
Le secteur oléicole compte 140 moulins coopératifs ou privés,
une quarantaine de confiseurs, une vingtaine de négociants conditionneurs,
une trentaine d'exportateurs, une dizaine de pépiniéristes pour
un chiffre d'affaires total de 2 milliards de francs.
Sept terroirs oléicoles français ont obtenus l'Appellation
d'Origine
Contrôlée :
Nyons (1994),
La Vallée des Baux (1997),
Alpes-de-Haute-Provence (1999),
Aix-en-Provence 1999), la Corse, Nice et Nîmes.
La production oléicole française est faible puisqu'elle est
en moyenne de 2500 tonnes pour l'huile d'olive, ce qui ne représente que 3,5% de la consommation et de 2000 tonnes pour les
olives de table. La consommation totale d'huile d'olive
en France ne cesse d'augmenter depuis le début des années
1980 et représente 1 litre par habitant et par an contre 10 litres dans certains des pays qui nous environnent.
En vingt ans, la consommation est passée de 30 000 à 80 000
tonnes. La plupart de l'huile d'olive consommée provient d'Espagne,
d'Italie et aujourd'hui de Tunisie et de Grèce. La France représente
3 % de la consommation mondiale d'olives
de table. On peut noter une légère prédominance pour les
olives vertes (56 %).