Le piégeage est le procédé qui donne les meilleurs résultats
contre les attaques dévastatrices de la mouche de l'olive.
La capture des insectes se fait dans des gobe-mouches en verre
ou en carton appâtés avec une solution à 3 % (dilué dans
de l'eau à 50g/litre) de phosphate d'ammoniaque, de préférence
diammonique.
Il existe des solutions toutes faites de pièges
à phéromone. (ci-contre)
Les gobe-mouches doivent être mis en place dès le mois de juin,
à raison de 1 à 2 gobes mouches par arbre et disposés à la face
méridionale de l'arbre, à l'abri du feuillage pour éviter une
évaporation trop intense.
La solution de phosphate diammonique doit être renouvelée régulièrement,
notamment chaque fois qu'elle s'est trop concentrée par évaporation
ou chaque fois que l'abondance des captures l'exige, en moyenne
tous les 10/12 jours.
Les essais de piégeage effectués par certain oléiculteur
depuis 1948, ont montré la grande efficacité de ce procédé de
lutte qui a préservé, dans les conditions des essais, 70
à 80 % de la récolte par rapport aux vergers témoins.
Le piégeage, qui peut être mis en oeuvre partout, est d'autant
plus intéressant qu'il réduit le nombre d'individus hivernants dans le sol,
ce qui a pour conséquence de diminuer progressivement chaque
année l'importance des attaques de l'année suivante.
Toutefois, son efficacité n'est vraiment certaine que si le
territoire oléicole traité est suffisamment étendu et correspond
à un ensemble d'oliveraies d'au moins 10.000 arbres avec gobe-mouches. !!!