Les racines de
l'olivier, tout comme celles de la vigne ou du blé, ont
été baignées dans la mémoire de
l'homme, mêlant étroitement religions, superstitions,
mythes et bienfaits.
Oléum primum arborum (l'olivier est le premier des arbres)
rapporté
par la bible mais déjà présent dans la
préhistoire.
Le berceau de l'olivier doit se situer en Asie mineure où
il était cultivé sous une forme primitive au début
du néolithique.
La paléobotanique a permis de reconstituer les premiers
aliments de l'âge de bronze en identifiant aussi bien
des grains de raisins, des céréales et des noyaux
d'olives.
L'olivier pourrait avoir été mis en culture au Proche-Orient dans
un secteur comprenant la Syrie, la Palestine et la Phénicie.
Les fouilles archéologiques ont mis à jour des
fresques et des jarres témoins d'une intense activité
liée à la culture de l'olivier et du commerce
de son huile en Crête et sur les rivages Egéens
dès le 3ème millénaire.
C'est vers 1500 ans avant J.C. que la culture de l'olivier est
introduite en Egypte comme l'atteste le découverte de
couronnes de feuilles d'olivier dans les tombes.
Au 6ème siècle avant J.C. les premiers colons
Phocéens installent leurs comptoirs sur la côte
méridionale créant ainsi Massilia et initient
les habitants du Narbonnais à la taille de la vigne et
de l'olivier.
On retrouve alors, au grée des pérégrinations
colonisatrices, l'olivier en Afrique, jusqu'aux confins du désert,
au-delà des océans par les Espagnols désireux
de recréer le paysage familier de leurs terres natales.
Il se plaît entre le 25e et le 45e degré de latitude, ce qui a d'ailleurs permis de l'introduire avec succès au Japon, aux Etats Unis (Californie), au Mexique pour l'hémisphère nord, en Australie et dans divers pays de de l'Amérique du Sud pour l'hémisphère Sud.
Ses origines en font l'arbre généreux des terres
pauvres et familier des paysages Méditerranéens
où il est le gardien d'une civilisation qui ne disparaîtra
qu'avec lui.
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